La rue des femmes

  • (De gauche à droite) Léonie Couture, fondatrice et directrice générale; Catherine Proulx-Lemay, comédienne et porte-parole; Geneviève Everell, présidente d’honneur de la soirée bénéfice; Lynda Thériault, présidente du conseil d’administration

    Photo: La rue des Femmes

  • L’atelier d’art-thérapie, Maison Olga

    Photo: La rue des Femmes

  • Mme Marie-Hélène Fox de Power Corporation en pleine discussion avec M. A. Karel Velan, grand mécène-fondateur de La rue des femmes

    Photo : La rue des Femmes

  • La Maison Olga

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  • Le Centre de jour de la Maison Olga

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  • La cuisine de la Maison Olga

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  • Le « Jardin pour soi » de la Maison Olga, un havre de paix pour se reconstruire.

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  • Mme Léonie Couture, fondatrice et directrice générale de La rue des Femmes, en compagnie de M. John Rae de Power Corporation, un fervent supporteur de l'organisme.

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  • L’équipe de La rue des femmes

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  • Le visuel de la campagne de publicité.

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EN CHIFFRES

Plus de 1 000 femmes aidées

19 000+ nuitées fournies

63 000+ repas servis

45 000 heures de services-conseils et de suivi psychosocial, 4 500 heures d'accompagnement dans la société et 2 000 heures d'activités de réadaptation

Retrouver la santé relationnelle et sortir de l'état d'itinérance

À La rue des Femmes, l’itinérance n’est pas une situation ni un problème de pauvreté; elle n’est surtout pas, non plus, la conséquence d’un manque de volonté. Les itinérantes, les femmes de la rue sont simplement des femmes… en état d’itinérance.

Des événements extrêmement traumatisants, survenus souvent dans l’enfance, les ont laissées dans un état de choc post-traumatique : un état qui les maintient dans la peur effroyable d'entrer en relation avec elles-mêmes et avec les autres. Elles ont donc perdu la santé relationnelle qui est, précisément, la capacité vitale d’être en lien avec soi-même et avec les autres, et de ce fait, la capacité de vivre une vie normale. Elles ne sont plus en état de travailler, de former une famille ni de contribuer à la société. Pour sortir du choc post-traumatique qui détruit leur vie et leur intégrité, et les propulse dans une spirale de problématiques de santé physique, de santé mentale et de dépendances, les femmes en état d’itinérance ont besoin d’aide.

Une approche unique

Depuis plus de 20 ans, La rue des Femmes accueille ces femmes. Elle leur offre la sécurité d’un toit et l’accès à une communauté d’inclusion. Par son approche unique, basée sur la reconnaissance et la guérison des blessures relationnelles, elle leur permet de sortir de l’état de choc post-traumatique et de l’état d’itinérance qui les affligent, pour ensuite trouver leur place dans la société. Cette démarche est effectuée, en respectant la capacité et le rythme de chacune.

La priorité de La rue des femmes est non seulement de trouver un hébergement aux femmes qui viennent demander de l’aide, que ce soit dans un établissement de l’organisme ou ailleurs en ville, mais aussi de les soigner afin de les aider à sortir de l’état d’itinérance une fois pour toute. Des repas, des services d’aide et de conseil et des programmes d’art et d’écriture sont ainsi offerts afin d’aider les femmes à s’exprimer et à commencer à établir des liens avec leur entourage.

« Notre programme de soins et de services », explique Mme Couture, fondatrice et directrice générale de l'organisme, comprend également un éventails d'activités de groupe qui permettent aux femmes de réintégrer progressivement l'espace relational avec soi-même et avec les autres. »

Ces activités de réadaptation, qui se tiennent toutes les semaines dans les deux centres de jour de La rue des Femmes, incluent, notamment, les ateliers d’art et de photo, l’artisanat, les arts textiles et la chorale.

La rue des Femmes enregistre des résultats probants et durables. Ainsi, deux tiers des femmes hébergées et soignées à la Maison Olga (la première maison, ouverte en 2002) ont retrouvé un logement stable et adapté à leurs besoins. De plus, aucun cas d’épuisement professionnel n’a été enregistré jusqu’ici dans l’équipe d’intervenantes de La rue des Femmes, qui bénéficient, elles aussi, d’un programme de soutien continu, nécessaire à l’accomplissement de leur travail gratifiant mais exigeant. Enfin, une récente étude de l’UQÀM révèle que le modèle d’intervention de La rue des Femmes, en termes de reconnaissance et de guérison des blessures relationnelles, est unique, innovant et efficace.

Grâce à l’appui de Power Corporation, La rue des Femmes dispose maintenant de la Maison Jacqueline. Cette troisième maison, qui a ouvert ses portes en mars 2015, est spécifiquement dédiée aux femmes dont la santé relationnelle est la plus détériorée et les besoins sont les plus pressants. Ces femmes demandent d’être là pour elles, au nom du droit à la vie, à la sécurité, à l’intégrité et à la liberté de la personne… incluant la plus blessée, la plus brisée de notre société.

« Léonie Couture est à la fois une entrepreneure et une architecte à vocation sociale qui tire parti de son expérience et de son expertise pour aider d’autres gens à reconstruire leur vie », indique John Rae, vice-président exécutif de Power Corporation. « La force de La rue des Femmes tient dans l’excellence de sa gouvernance, de ses antécédents dans la collectivité ainsi que dans le professionnalisme et le savoir‑faire démontrés par ses intervenants. »

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Deux tiers des femmes hébergées et soignées à la Maison Olga ont retrouvé un logement stable, adapté à leurs besoins.
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Léonie Couture
Directrice générale et fondatrice
La rue des femmes

Vidéo

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